Lekāk Míá Mezoó
Depuis 2024
Le festival Lekāk Míá Mezoó est un évènement artistique, culturel et économique, un carrefour du donner et du recevoir qui offrira l’occasion au peuple Fokamezo de vendre son image et de communier avec les autres peuples du monde.
Solidarité
Raviver les liens fraternels entre Fokamezo et tisser des ponts culturels avec le monde entier.
Valorisation
Mettre en lumière les savoir-faire, les potentialités et les atouts exceptionnels du village Fokamezo.
Patrimoine
Mettre en scène l’organisation sociale, l’architecture, les danses, les costumes et la gastronomie.
Dynamisation
Stimuler l'investissement, la formation et les projets communautaires pour développer le village.
Lekāk Míá Mezoó
Anthologie du Festival Lekāk Míá Mezoó
Le festival Lekāk Míá Mezoó tire son nom de ce cours d’eau mythique qui contient le code génétique (ADN) du village Fokamezo.
Míá Mezoó est en fait ce cours d’eau qui résulte de la confluence de plusieurs cours d’eau, parmi lesquels Ndouzem, issus des flancs du Mont Bamboutos. Il traverse plusieurs villages (Bafou, Fokamezo, Batsing’la, Bag’honto, Fotomena, la réserve forestière de Foréké-Dschang) avant de se jeter dans la Menoue, entre les localités de Ntse et Nzemla à l’entrée de l’arrondissement de Santchou.
Il laisse admirer la vigueur de ces eaux à partir du Pont Mezoung, au pied de la falaise de Santchou. Dans tout son parcours, cette rivière est appelée invariablement Míà mezō, ou Mezoung en référence au peuple Fokamezo qui garde le contrôle exclusif des eaux.
L’histoire récente est riche en témoignages sur la fonction mystique de ce cours d’eau, qui permettait à la notabilité coutumière Fokamezo ( à l’instar des illustres notables comme Mo’o Teiboumo, Kuete Tsop, Kem Nguetsa, Kem Vouglon… ), de provoquer des innondations sur toute l’étendue de la vallée du cours d’eau, emportant régulièrement cultures, constructions et autres.
Au fond des hautes eaux, on pouvait par moments entendre des sons de tam-tam, que les riverains associaient au passage triomphal des notabilités Fokamezo. Aussi, pendant les guerres intertribales, les instruments de puissance de la chefferie furent emportés par un Chef voisin.
Quelques semaines plus tard, il y eut une grande inondation dans cette chefferie voisine pourtant situé au sommet du plateau. Ce fut un fait inédit et les initiés y virent une action répressive du Chef Fokamezo qui réclamait ses sacs.
Et c’est lorsque les objets en cause furent jetés dans les eaux que celles-ci se retirèrent. C’est aussi probablement grâce à cette puissance de contrôle des eaux que le Chef TEZACNOU de Fokamezo a été associé à l’encadrement spirituel de l’Aigle Royale de la Menoua pendant ces années de gloire. Aujourd’hui, dans tout l’Ouest Cameroun, le peuple Fokamezo est assimilé à cet emblème de contrôleur des eaux.
Au plan économique, Míá Mezoó est pour le village Fokamezo ce qu’est le Nil pour l’Egypte. Il traverse le village dans le sens Nord-Sud, répandant dans sa vallée inondable des limons fertiles arrachés sur les flancs du Mont Bamboutos.
C’est dans cette vallée que furent aménagée en 1984 des périmètres irrigués dans le cadre du projet d’aménagement des bas-fonds initié par l’UCCAO. L’opération fut un succès retentissant à ce moment de décote du café, au point où d’autres zones de cultures maraichères furent par la suite ouvertes par les populations elles-mêmes. Les revenus tirés des cultures maraichères permettent aux femmes d’accéder à une relative autonomie financière et de participer activement aux charges des ménages (scolarité et santé des enfants, achat de nouvelles parcelles de terre).
Édition 2024
La galerie du festival



















